Pourquoi je fais ce métier ? Parce que voir les gens souffrir au travail, c’est insupportable.
Toute ma vie, j’ai fait des choix qui m’ont permis d’être bien dans mon travail : épanouie dans mes missions, entourée de collègues avec qui échanger, apprendre et grandir. Pour moi, c’était naturel. Je pensais que tout le monde fonctionnait comme ça.
Eh bien… non !
J’ai toujours eu cette conviction : on n’a qu’une seule vie, autant qu’elle soit enrichissante et alignée avec ce que l’on est. J’ai aussi toujours eu cet instinct de me tourner vers les autres. C’est inexplicable, c’est juste moi. Quand je vois quelqu’un en difficulté, je ne peux pas rester indifférente. L’aider, c’est une évidence.
Ce n’est pas du misérabilisme. C’est un besoin profond, une vocation.
Se connaître pour avancer
Dans mon potentiel EQINOX, mon pilier, c’est le JAUNE, et mon premier point d’appui, c’est le VERT. Il y a trois ans, c’était l’inverse. Ce test m’a aidée à mieux comprendre qui je suis : créative, innovante, curieuse, sociable, communicante. Et si je ne nourris pas ces dimensions dans mon quotidien, je me fane.
Avec le temps, j’ai aussi compris que c’était moi qui décidais que chaque jour serait un bon jour.
J’ai connu des expériences salariées incroyables et d’autres beaucoup moins. En tant qu’indépendante depuis plus de 10 ans, c’est pareil : des moments fabuleux et d’autres plus compliqués. Mais les difficultés ne valent même pas la peine d’être mentionnées tant elles sont minimes comparées aux apprentissages.
J’ai évolué.
🔸 Moins impulsive, j’ai appris à prendre du recul et à analyser les situations dans un cadre global, plutôt que de réagir à chaud.
🔸 Moins désorganisée, j’ai structuré mon côté créatif pour être plus efficace.
🔸 Moins impliquée émotionnellement, j’ai appris à me détacher (bon, j’ai encore du boulot là-dessus ! 😉).
Et le lien avec le bilan de compétences ?
Être chargée de bilan de compétences, ce n’est pas juste aligner des CV et des tests de personnalité. C’est comprendre la vie, les détours, les doutes, les ambitions, les freins, les impulsions trop rapides ou les peurs qui paralysent.
Faire un bilan, c’est prendre le temps de mettre des mots sur ses compétences, ses envies, ses inquiétudes. C’est oser exprimer ses doutes face à une personne extérieure, neutre, qui ne juge pas mais qui aide à structurer une réflexion.
Un bon chargé de bilan de compétences ne vous dira jamais :
« Restez dans votre job, les temps sont durs. »
Non. Il vous dira :
« OK, vous voulez changer de job ? Faisons-le bien. »
Un dernier conseil ?
Chaque individu devrait faire un bilan de compétences tous les 3 à 5 ans, juste pour s’assurer que le chemin emprunté est le bon et qu’il ne mène pas droit dans le mur.
Parce qu’une carrière, c’est comme une route : mieux vaut ajuster son itinéraire régulièrement que se réveiller un jour en se demandant comment on en est arrivé là.